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THROWING MUSES - The Real Ramona

, 22:22 - Lien permanent

C'est un constat qui ne respire ni la joie, ni la bonne humeur, c'est aussi l'un des clichés rock (et autre) les plus haïssables : les meilleurs disques s'enfantent souvent dans la douleur. La règle a beau souffrir de nombreuses exceptions, elle vaut sans l'ombre d'un doute pour The Real Ramona.

4AD :: 1991 :: acheter ce disque

Cet album n'était pas un coup d'essai pour les Throwing Muses. Il était le cinquième d'un carrière commencée en 1986 et qui avait déjà connu ses hauts (House Tornado) et ses bas (Hunkpapa). 1990, cependant, n'avait pas été une année comme les autres pour la chanteuse Kristin Hersh, qui venait de perdre ses forces dans deux procès successifs, l'un avec son ancien manager et l'autre, plus éprouvant, avec le père de Dylan, son enfant, auquel elle dédie le titre du même nom.

Malgré les interventions passagères de Tanya Donelly, moins écorchée, plus pop (et à deux pas de fonder Belly), The Real Ramona est un album plus que jamais mené et dominé par la voix et la vie de Kristin Hersh. Les instruments ne sont plus là que pour habiller les sentiments de la chanteuse, partagés entre une colère et un désir d'affirmation ("Graffiti)" d'autant plus marqués qu'ils sont féminins et une irrépressible aspiration au repos, au sommeil ("Ellen West", "Hook in her Head").

Fruit de cette tension, The Real Ramona est le meilleur album des Throwing Muses, avant même que le groupe ne suive les Pixies, le groupe frère (Black Francis et les siens avaient été signés sur 4AD par leur intermédiaire) sur la voix de la panthéonisation.

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