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ARSONISTS - Portrait

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Depuis leurs premiers enregistrements en 1996, les Arsonists se sont montrés la signature la plus prometteuse du label new-yorkais Fondle'em, et l'un des collectifs hip hop les plus convaincants sur scène. Leur arrivée sur Matador et la sortie d'un très attendu premier album intitulé As the World Burns devrait leur apporter le large succès qu'ils méritent.

The Arsonists ont été fondés en 1993, sous le nom de Bushwick Bomb Squad, par cinq artistes d'origine latino (quatre portoricains et un panaméen) déjà bien implantés dans le milieu hip hop. Q-Unique, membre du Rock Steady Crew depuis 1989, avait déjà quelques enregistrements à son actif, sortis chez Columbia et V.I.P., D-stroy avait travaillé sur Palante Siempre Palante, un documentaire sur les Young Lords, et Freestyle, vainqueur d'une bataille de MCs organisée par la Zulu Nation, avait fondé les Celestial Souljahs avec son cousin Shabazz the Disciple (un artiste affilié au Wu-Tang). Seuls Swell Boogie, MC partenaire de D-stroy, et Jise One ne pouvaient se vanter d'un tel passé. Le premier enregistrement du collectif, un single intitulé "The Session" et fabriqué avec les moyens du bord, est remarqué par Bobbito Garcia, alors journaliste à Rap Pages, qui le déclare "démo de l'année". Quelques années plus tard, en 1996, Garcia se souvient de ses protégés et les invitent à rejoindre le label qu'il vient de fonder : Fondle' em. "The Session", ressorti, devient alors le plus gros succès de la nouvelle écurie.

Ce premier succès est suivi d'un nouveau single, "Blaze/Geembo's Theme/Flashback". Plus tard encore, les Arsonists sortent "Venom/Seed" chez Serchilite, distribué par Geffen. Explorant la veine jazzy du meilleur hip hop, tout en l'accompagnant de paroles concernées et moralisatrices (refus des drogues et de la violence), ils s'imposent comme l'un des groupes phares d'un underground rap new-yorkais en pleine explosion. Ce d'autant plus que leurs prestations live s'avèrent proprement sidérantes. A chaque nouveau single, la réputation des Arsonists ne cesse de s'étendre, tant dans la presse hip hop qu'à l'étranger.

En 1998, c'est curieusement un label indie rock, Matador (John Spencer, Pavement, Catpower...) qui décide de les signer, en même temps que Non-Phixion, un autre groupe de l'underground rap new-yorkais. Après un nouveau single particulièrement loufoque, "Pyromaniax", les Arsonists sortent en août 99 un As the World Burns qui confirme sans surprise l'espoir placé dans ses cinq auteurs.

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