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PIXIES - Doolittle

, 22:13 - Lien permanent

En 1988, les Pixies avaient déjà signé un classique avec Surfer Rosa, brillant rejeton du meilleur hardcore américain. Annoncé par le single "Monkey Gone to Heaven", morceau de bravoure du groupe, Doolittle allait pourtant dépasser ce coup de maître, prouvant du même coup que le rock était encore capable de surprendre et de se renouveler.

PIXIES - Doolittle

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Sans renier le punk hargneux des débuts (présent sur "Dead", "Tame", "Crackity Jones" et le formidable titre de conclusion "Gouge Away"), chanté la tête dans le guidon, les Pixies donnent libre cours à leur bizarrerie. Le chanté/parlé de "I Bleed", hymne glauque et inquiétant, les choeurs et les instrumentaux de "N° 13 Baby", et enfin, "Silver", seul titre chanté par Kim Deal, transformée en prêtresse d'un autre âge, nous révèlent tous l'extraordinaire inventivité du groupe.

Parce qu'ils arpentent la frontière indécise qui sépare la pop du rock, les Pixies savent aussi se faire doux et guillerets sur un "Here Comes Your Man" composé quand Black Francis était adolescent et sur un "La La Love You" où David Lovering se transforme en crooner. Bouillant, éclectique, énergique, sans temps mort ni perte de régime, à quelques lieues de la perfection absolue, de la juste mesure entre calme et fureur, rythme et mélodie, gaieté et malaise, Doolittle est si riche qu'après des années d'écoute, il révèle de nouvelles pépites. Si constant dans le génie que chaque morceau, tour à tour, aura été notre préféré.

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