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Depuis 1997 : critiques, dossiers, sélections et autres papiers, dédiés au rap (et parfois à d'autres musiques)
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PALACE BROTHERS - There is No-One What Will Take Care of You

, 22:04 - Lien permanent

Etats-Unis, début des 90’s. Alors que le rock alternatif américain, emporté par la vague grunge, connaît enfin les affres du succès, certains artistes issus de ses rangs refusent le "plus de bruit" alors en vigueur, et retrouvent dans les racines de la musique américaine de nouvelles sources d’inspiration. There is No-One What Will Take Care of You est l’album le plus représentatif de cette époque, sinon le meilleur.

PALACE BROTHERS - There is No-One What Will Take Care of You

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Etats-Unis, début des 90’s. Alors que le rock alternatif américain, emporté par la vague grunge, connaît enfin les affres du succès, certains artistes issus de ses rangs refusent le "plus de bruit" alors en vigueur, et retrouvent dans les racines de la musique américaine de nouvelles sources d’inspiration. Le mal-être se fait alors neurasthénique, la révolte mélancolique. There is No-One What Will Take Care of You, l’un des multiples chefs d’oeuvre de Palace et Will Oldham, est l’album le plus représentatif de cette époque, sinon le meilleur. Mariant le romantisme exacerbé de la new wave et la tristesse désabusée et résignée de la country et du folk des premiers temps, il réhabilite des genres et des thèmes à l’origine de la musique américaine, mais depuis longtemps dénaturés et galvaudés.

Accompagnée de guitare acoustique et de banjo, la voix de vieillard désespéré de Will Oldham se lance tour à tour dans une country faussement enjouée ("Idle Hands Are the Devil's Playthings", "I had a Good Mother and Father"), de longues ballades désespérées ("Long Before", le déchirant "Riding"), des odes orageuses où l'électrique a son mot à dire ("The Cellar Song", l'orgue de "There is No-One What will Take Care of You"), ou des comptines répétitives ("( was Drunk at the Pulpit"). Jouant sur les effets de tensions et d’apaisement, sur un certain minimalisme ou sur de poignants crescendos, le chanteur construit ainsi la formidable entrée en matière d’une oeuvre qui se révélera immense.

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