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Depuis 1997 : critiques, dossiers, sélections et autres papiers, dédiés au rap (et parfois à d'autres musiques)
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NICK CAVE - Portrait

, 22:04 - Lien permanent

Jeune australien des classes moyennes séduit par le mouvement punk, Nick Cave deviendra à partir des années 80, et grâce à une oeuvre considérable et originale faite d'un blues rénové, gothique et instruit, une figure reconnue du rock et l'une de ses valeurs les plus sûres.

Jeune australien des classes moyennes né en 1957 et séduit par le mouvement punk, Nick Cave fonde les Boys Next Door à Melbourne en 1977. C’est sous le nom de Birthday Party que le groupe va quitter l'Australie et imposer son punk-blues sombre et perturbé, dans une Angleterre alors plongée dans la pop superficielle des néo-romantiques. Pour cause de thèmes et de looks morbides, le groupe est alors assimilé à la vague gothique naissante. Cependant, en 1983, en dépit d'une audience croissante, il ne tarde pas à se séparer. Installé à Los Angeles, Nick Cave forme alors un nouveau groupe autour de Mick Harvey, guitariste de Birthday Party et de Blixa Bargeld de Einstürzende Neubauten. Les Bad Seeds sont nés. D’autres pointures, comme l’ex-Magazine Barry Adamson, Thomas Wydler de Die Haut, l’ex-Cramps et Gun Club Kid Congo Powers, ainsi qu'Anita Lane, rejoindront par moments ce collectif à géométrie variable.

Ensemble, ils livreront pendant plus de dix ans des albums d’une qualité constante, tous imprégnés des habituelles obsessions de l’australien : fascination pour le sud des Etats-Unis (The First Born is Dead), révérence envers les racines du rock (les reprises de Kicking Against the Pricks), ferveur religieuse et souci de rédemption (Tender Prey). Hyper actif, installé tour à tour à Berlin, Sao Paulo et Londres, Nick Cave s’illustre aussi dans d’autres domaines : il est récompensé pour son livre And The Ass Saw The Angel, commente la Bible et apparaît dans Les Ailes du Désir de Wim Wenders. A la fin des années 90, la flamme et la colère des débuts se sont éteints, mais Nick Cave surprend toujours par la longévité de son talent quand il livre ses éternels états d’âmes sur un mode plus calme et personnel qu’auparavant (The Boatman’s Call).

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