Fake For Real

Depuis 1997 : critiques, dossiers, sélections et autres papiers, dédiés au rap (et parfois à d'autres musiques)
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Critiques Musique › Albums Pop Rock

Critiques et revues d'albums pop, rock et folk

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THE CHURCH - The Blurred Crusade

, 23:56

Pas sûr que tout le monde s'en souvienne, mais il y a longtemps, The Church a eu son heure de gloire. C'était à la fin des années 80, au temps du single "Under the Milky Way", extrait de l'album Starfish. Depuis, et jusqu'à nos jours, les Australiens sont restés bon an mal an en activité, à la lisière entre la célébrité et la confidentialité, à la limite entre adult rock passe-partout et rock alternatif finement ouvragé, continuant à sortir de bons albums, quand ils parvenaient à surmonter de prévisibles problèmes de drogue, mais sans connaître à nouveau ce succès fugace.

THE CHURCH - The Blurred Crusade

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BLUE SKY BLACK DEATH - Third Party

, 22:41

Ca devait arriver. A force de marier les bidouillages hérités du hip-hop aux chansons mélodieuses et fragiles de l'indie rock, le rap indépendant a fini par réinventer la pop synthétique des années 80. C'est en tout cas l'impression qui domine à l'écoute de ce Third Party, un nouveau disque du duo de beatmakers Blue Sky Black Death qui, après avoir côtoyé des gens aussi disparates que Guru (R.I.P.), Jus Allah, Jean Grae, Mike Ladd, Rob Sonic, Myka 9, Awol One et Holocaust du Wu-Tang, s'acoquine pour son premier disque chez Fake Four, le label des frères Ramos, avec un artiste maison, Alexander Chen de Boy In Static.

BLUE SKY BLACK DEATH - Third Party

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LAMBCHOP - Nixon

, 23:33

Nixon a été l'album de la reconnaissance pour Lambchop. Pas dans son propre pays, l'Amérique, où le groupe à tiroirs de Kurt Wagner est resté à peu près confidentiel. Pas non plus en France, où un petit public lui était déjà acquis depuis que Les Inrocks, à une époque où ils avaient encore le nez creux, avaient vanté à raison leur premier album, Jack's Tulips (1994). Mais en Angleterre, ce qui n'est pas rien quand on connaît le magistère britannique sur la critique rock internationale. Et bien sûr, comme toujours quand un groupe chéri des happy few commence à mettre le nez à la fenêtre et qu'il sort son disque le plus accessible, ce Nixon avait été sujet à multiples débats entre déçus et convaincus.

LAMBCHOP - Nixon

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COMMON GRACKLE - The Great Depression

, 15:38

Franchement, ça ne tiendrait qu'à moi, je l'aurais vite laissée aller, cette eau de vaisselle indie pop. Je l'aurais laissée couler sans regret dans le siphon, cette musique typique d'une scène post rap qui a sombré dans les mélodies mièvres et la mélancolie à deux sous. The Great Depression, que ça s'appelle. Et effectivement, il y a quelque chose de déprimant à entendre, sur des sons à l'avenant produits par ce bon vieux Factor, ces chroniques d'un blues quotidien chantonnées par Gregory Pepper (le sosie caché d'un autre Grégory chantant, Lemarchal celui-là, ai-je lu sur mon propre forum, et c'est vrai, il y a de cela).

COMMON GRACKLE - The Great Depression

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THE PALE FOUNTAINS - Pacific Street

, 23:13

Dans la trop grande catégorie des albums maudits, Pacific Street a une place de choix. Tout avait pourtant bien commencé pour les Pale Fountains. Apparu au début de la décennie 80, le premier groupe de Michael Head s'inscrivait dans ce mouvement qui s'émancipait alors de la noirceur du punk et du post-punk anglais pour renouer avec des compositions chatoyantes plus en prise avec les années 60, une tendance qui commencerait avec Orange Juice et qui culminerait, dans le même temps que les deux seuls albums des Pale Fountains, avec les Smiths.

THE PALE FOUNTAINS - Pacific Street

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PATTI SMITH GROUP - Easter

, 17:59

Le poids de Horses (1975) dans la discographie de Patti Smith est tel, sa cote critique est si élevée par rapport au reste de sa production, aujourd'hui, qu'on en oublierait que ce n'est pas cet album qui a été le plus médiatisé, que ce n'est pas celui-ci qui lui a ouvert les portes d'un large succès. Non, l'album qui a fait connaître Patti Smith au monde, celui qui est entré dans la maison de ton grand frère, de ton beauf ou de ton oncle (selon ton âge), c'est le troisième, c'est Easter.

PATTI SMITH GROUP - Easter

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GENE CLARK - White Light

, 23:19

Désigner quel serait l'album culte par excellence de Gene Clark est un challenge, car la carrière de l'ancien Byrds n'est faite que de cela, que de merveilles mésestimées, que de perles qui n'ont pas été reconnues à leur juste valeur, ou alors bien trop tard. Deux disques émergent pourtant quand il s'agit de faire parler les connaisseurs, deux disques qui, pour partie, sont le contraire l'un de l'autre.

GENE CLARK - White Light

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THE CLEAN - Anthology

, 16:54

Quand on est jeune, on est con, et votre serviteur n'a pas fait exception. Quand il était jeune, donc, il excommuniait d'entrée tout ce qui ressemblait de près ou de loin à un best-of. Les best-of, en effet, c'est souvent moche. Ca collectionne des titres qui n'ont pas forcément vocation à se retrouver ensemble. Ca manque de cohérence. Ca privilégie souvent les hits, au détriment des petites perles discrètes qu'un artiste peut laisser au hasard de ses albums. Ca a un côté fast food.

THE CLEAN - Anthology

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TIM BUCKLEY - Tim Buckley

, 09:05

Il y a la première comparaison, celle entre les deux Buckley, celle entre le père, Tim, et le fils. Et elle est vite pliée, tant la discographie de Jeff, malgré les bons moments de Grace (1994), paraît bien maigre en regard de celle du paternel. Mais ensuite, vient le second parallèle, plus problématique, celui que l'on fait entre les deux Tim (voire les trois, ou les quatre… tant le chanteur a su se renouveler au fil des albums), celui très accessible et enflammé des débuts, et l'autre, plus jazz, plus cérébral, plus expérimental. Et là, cela devient nettement plus problématique.

TIM BUCKLEY - Tim Buckley

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NIRVANA - MTV Unplugged in New York

, 22:51

Dans les années 90, c'était devenu une sorte de rituel. Les groupes phares de cette décennie gourmande en musique à haut volume devaient, à un moment ou à un autre de leur carrière, la mettre en sourdine. Ils devaient délaisser un temps le bruit et l'électricité pour s'adonner aux joies de l'acoustique. Tel était le principe des sessions Unplugged de MTV. Mais en règle générale, malheureusement, le résultat n'était pas bien fameux… Sans leur habituel décorum rock'n'roll ni le paravent des décibels, la plupart des groupes se montraient tels quels, c'est-à-dire creux, cachant leur insignifiance derrière une attitude cliché et affectée. Tant et si bien que peu de bons disques sont finalement issus de cet exercice convenu.

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