Fake For Real

Depuis 1997 : critiques, dossiers, sélections et autres papiers, dédiés au rap (et parfois à d'autres musiques)
Home

Aller au menu | Aller à la recherche

Critiques Musique › Albums Pop Rock

Critiques et revues d'albums pop, rock et folk

Fil des billets Fil des commentaires

CESCHI - They Hate Francisco False

, 22:38

Julio Francisco Ramos, alias Ceschi, est devenu tardivement un acteur central de l'indie rap. Basé dans le Connecticut, mais proche de la scène West Coast Underground, il a collaboré au fil du temps avec des gens aussi divers que Myka 9, Sole, Noah23, Bleubird et K-the-I???, et a su fédérer beaucoup de ces gens autour Fake Four, le label qu'il gère avec son frère David. Artiste multicarte, aussi à l'aise avec une guitare qu'avec son flow rap ultrasonique hérité du Project Blowed, il a donné avec une facilité confondante, via une multitude de projets (Anonymous Inc., Toca, Dead by Wednesday, Knuck Feast, Deadpan Darling), dans tous les genres musicaux imaginables : jazz rap, crunk, psyché, synth pop, metal ou encore folk.

CESCHI - They Hate Francisco False

Lire la suite...

ROMA DI LUNA - Then the Morning Came

, 23:17

L’univers de Roma di Luna s’étend, il s’étoffe, il s’agrandit, et cela, dans tous les sens du terme. Tout d’abord, sur le plan personnel, les époux Channy Moon et Alexei Casselle ont récemment eu la joie d'avoir un enfant, et c’est après des nuits trop courtes, entre les couches et les biberons, qu’ils ont enregistré ce nouveau disque, leur troisième album officiel. C’est d’ailleurs par les cris d’enfants et les bruits de jouet du très beau "Baby Hotel" que s’ouvre Then the Morning Came.

ROMA DI LUNA - Then the Morning Came

Lire la suite...

LISTENER - Wooden Heart

, 22:29

Plantons le décor : un certain Dan Smith, alias Listener, MC échappé de Deepspace5, groupe central de la galaxie du rap chrétien, dont il a été le fondateur, signe en 2010 son retour, accompagné de deux comparses, Kristen Smith à la basse, et Chris Nelson à la batterie et à la guitare. Sept ans après un détour pas franchement remarqué par chez Mush Records, l’ex-rappeur, qui arbore désormais une élégante moustache, se lance le long de tout un disque dans un exercice éprouvant de spoken word, où il déclame sa philosophie personnelle.

LISTENER - Wooden Heart

Lire la suite...

THE GO-GO'S - Beauty & the Beat

, 22:47

Dès la fin des années 70, l’industrie du disque s’est emparée des recettes du mouvement punk. Elles les a repackagées pour en faire une musique plus facile à vendre au grand public : la new wave. Tel est, en gros, l’un des mythes fondateurs de la mouvance hardcore apparue aux Etats-Unis à peu près à la même époque, et qui rejetait ce punk taillé sur mesure pour les masses, qui souhaitait que leur genre de prédilection demeure abrasif et infréquentable. Cependant, comme beaucoup de mythes fondateurs, tout cela n’était, en gros, qu’une grosse connerie.

THE GO-GO’S - Beauty & the Beat

Lire la suite...

CHRIS BELL - I Am the Cosmos

, 18:30

Plus artiste maudit que Chris Bell, tu meurs. D’ailleurs, c’est bel et bien ce qui est arrivé : l’ex-Big Star est mort, prématurément, en 1978, à 27 ans, d’un accident de la route. Et si ça n’avait pas été de cela, ça aurait sans doute été d’autre chose, tant notre chanteur avait de démons à combattre : dépression chronique, homosexualité refoulée, toxicomanie lourde. Contrairement à son comparse Alex Chilton qui, décédé en 2010, aura au moins eu le temps de voir son œuvre largement reconnue et célébrée par de plus jeunes générations, Bell sera parti au moment tout juste où la cote de Big Star, ce groupe qui avait eu l’idée artistiquement fructueuse mais stratégiquement mauvaise de réinventer la pop des Beatles sur les territoires soul de Stax, commençait lentement à monter.

CHRIS BELL - I Am the Cosmos

Lire la suite...

22 PISTEPIRKKO - Rumble City, Lala Land

, 12:05

Rumble City, Lala Land est l’un des albums qui ont fait connaître 22 Pistepirkko au-delà de leurs bases finlandaises, l’étape importante d’une campagne internationale commencée en 1987, quand les frères Keränen et le batteur Espe Haverinen, déjà très reconnus dans leur pays, s’étaient décidés à abandonner leur langue natale au profit de l’anglais. Cela n’avait pas été un triomphe, mais l’album avait marché, et reçu un bon accueil critique. En France, le single "(Just A) Little Bit More" s’était même un temps retrouvé en heavy rotation sur la radio parisienne Ouï FM, d'ordinaire plutôt réservée aux grosses cylindrées rock.

22 PISTEPIRKKO - Rumble City, Lala Land

Lire la suite...

NICK CAVE & THE BAD SEEDS - The Firstborn Is Dead

, 15:48

C’était en 1994, à l’Olympia, mon premier concert de Nick Cave. Le ténébreux Australien et ses Bad Seeds déclinaient alors l’essentiel de leur dernier disque, un très bon Let Love In. Cependant, dans le public, des gens ne cessaient de réclamer "Tupelo", le morceau phare du deuxième album post Birthday Party du monsieur, The Firstborn Is Dead. Surprenant, tant le titre (comme l'album), demeure l’un des plus obtus d’une discographie par ailleurs pas toujours des plus faciles d'accès.

NICK CAVE & THE BAD SEEDS - The Firstborn Is Dead

Lire la suite...

DOC DELAY - REM Sleep II

, 20:00

Ce qui est bien avec le hip-hop, c’est que chacune de ses disciplines peut être déclinée comme un genre à part entière. C’est bien sûr le cas du graph et de la danse, mais cela s’applique aussi à la facette musicale du genre. Au besoin, les MCs vont se focaliser sur le spoken word ou sur les onomatopées du beatboxing. Quant aux DJs, ils peuvent se lancer dans une carrière de turntablists virtuoses, ou bien, plutôt que de mettre en valeur leur adresse aux platines, tirer profit de leur bon goût, de leur habileté à trouver dans une pile de vieux disques le sample ou la boucle qui fait mouche, pour se concentrer sur cette activité de cratedigger.

DOC DELAY - REM Sleep II

Lire la suite...

VIOLENT FEMMES - Violent Femmes

, 22:48

Si pour faire un bon disque, il faut savoir être singulier, les Violent Femmes en ont été la preuve avec leur premier album, reconnu à peu près partout comme l'un des meilleurs des années 80, culte jusque dans sa pochette. Voici donc une musique dont l'allure brute et frénétique descendait du punk et de la new wave, mais avec des sonorités acoustiques issues du vieux folk, conciliant donc l'inconciliable avec succès, comme le Gun Club pouvait le faire avec le blues dans le même temps.

VIOLENT FEMMES - Violent Femmes

Lire la suite...

HUSKER DU - Candy Apple Grey

, 12:16

Si Candy Apple Grey a des raisons d'être le mal aimé des albums de Hüsker Dü, ce ne devrait pas être à cause de leur arrivée chez une major, une première alors, pour un groupe issu de la scène punk hardcore. Leur formule, en effet, en aura peu été affectée... Non, c'est seulement en regard des autres disques, en rapport avec le reste de leur discographie, tant il est ardu pour cette sortie de soutenir la comparaison avec celles, monstrueuses, qui l'auront précédée ou suivie.

HUSKER DU - Candy Apple Grey

Lire la suite...

THE CHURCH - The Blurred Crusade

, 23:56

Pas sûr que tout le monde s'en souvienne, mais il y a longtemps, The Church a eu son heure de gloire. C'était à la fin des années 80, au temps du single "Under the Milky Way", extrait de l'album Starfish. Depuis, et jusqu'à nos jours, les Australiens sont restés bon an mal an en activité, à la lisière entre la célébrité et la confidentialité, à la limite entre adult rock passe-partout et rock alternatif finement ouvragé, continuant à sortir de bons albums, quand ils parvenaient à surmonter de prévisibles problèmes de drogue, mais sans connaître à nouveau ce succès fugace.

THE CHURCH - The Blurred Crusade

Lire la suite...

BLUE SKY BLACK DEATH - Third Party

, 22:41

Ca devait arriver. A force de marier les bidouillages hérités du hip-hop aux chansons mélodieuses et fragiles de l'indie rock, le rap indépendant a fini par réinventer la pop synthétique des années 80. C'est en tout cas l'impression qui domine à l'écoute de ce Third Party, un nouveau disque du duo de beatmakers Blue Sky Black Death qui, après avoir côtoyé des gens aussi disparates que Guru (R.I.P.), Jus Allah, Jean Grae, Mike Ladd, Rob Sonic, Myka 9, Awol One et Holocaust du Wu-Tang, s'acoquine pour son premier disque chez Fake Four, le label des frères Ramos, avec un artiste maison, Alexander Chen de Boy In Static.

BLUE SKY BLACK DEATH - Third Party

Lire la suite...

LAMBCHOP - Nixon

, 23:33

Nixon a été l'album de la reconnaissance pour Lambchop. Pas dans son propre pays, l'Amérique, où le groupe à tiroirs de Kurt Wagner est resté à peu près confidentiel. Pas non plus en France, où un petit public lui était déjà acquis depuis que Les Inrocks, à une époque où ils avaient encore le nez creux, avaient vanté à raison leur premier album, Jack's Tulips (1994). Mais en Angleterre, ce qui n'est pas rien quand on connaît le magistère britannique sur la critique rock internationale. Et bien sûr, comme toujours quand un groupe chéri des happy few commence à mettre le nez à la fenêtre et qu'il sort son disque le plus accessible, ce Nixon avait été sujet à multiples débats entre déçus et convaincus.

LAMBCHOP - Nixon

Lire la suite...

COMMON GRACKLE - The Great Depression

, 15:38

Franchement, ça ne tiendrait qu'à moi, je l'aurais vite laissée aller, cette eau de vaisselle indie pop. Je l'aurais laissée couler sans regret dans le siphon, cette musique typique d'une scène post rap qui a sombré dans les mélodies mièvres et la mélancolie à deux sous. The Great Depression, que ça s'appelle. Et effectivement, il y a quelque chose de déprimant à entendre, sur des sons à l'avenant produits par ce bon vieux Factor, ces chroniques d'un blues quotidien chantonnées par Gregory Pepper (le sosie caché d'un autre Grégory chantant, Lemarchal celui-là, ai-je lu sur mon propre forum, et c'est vrai, il y a de cela).

COMMON GRACKLE - The Great Depression

Lire la suite...

THE PALE FOUNTAINS - Pacific Street

, 23:13

Dans la trop grande catégorie des albums maudits, Pacific Street a une place de choix. Tout avait pourtant bien commencé pour les Pale Fountains. Apparu au début de la décennie 80, le premier groupe de Michael Head s'inscrivait dans ce mouvement qui s'émancipait alors de la noirceur du punk et du post-punk anglais pour renouer avec des compositions chatoyantes plus en prise avec les années 60, une tendance qui commencerait avec Orange Juice et qui culminerait, dans le même temps que les deux seuls albums des Pale Fountains, avec les Smiths.

THE PALE FOUNTAINS - Pacific Street

Lire la suite...

PATTI SMITH GROUP - Easter

, 17:59

Le poids de Horses (1975) dans la discographie de Patti Smith est tel, sa cote critique est si élevée par rapport au reste de sa production, aujourd'hui, qu'on en oublierait que ce n'est pas cet album qui a été le plus médiatisé, que ce n'est pas celui-ci qui lui a ouvert les portes d'un large succès. Non, l'album qui a fait connaître Patti Smith au monde, celui qui est entré dans la maison de ton grand frère, de ton beauf ou de ton oncle (selon ton âge), c'est le troisième, c'est Easter.

PATTI SMITH GROUP - Easter

Lire la suite...

GENE CLARK - White Light

, 23:19

Désigner quel serait l'album culte par excellence de Gene Clark est un challenge, car la carrière de l'ancien Byrds n'est faite que de cela, que de merveilles mésestimées, que de perles qui n'ont pas été reconnues à leur juste valeur, ou alors bien trop tard. Deux disques émergent pourtant quand il s'agit de faire parler les connaisseurs, deux disques qui, pour partie, sont le contraire l'un de l'autre.

GENE CLARK - White Light

Lire la suite...

THE CLEAN - Anthology

, 16:54

Quand on est jeune, on est con, et votre serviteur n'a pas fait exception. Quand il était jeune, donc, il excommuniait d'entrée tout ce qui ressemblait de près ou de loin à un best-of. Les best-of, en effet, c'est souvent moche. Ca collectionne des titres qui n'ont pas forcément vocation à se retrouver ensemble. Ca manque de cohérence. Ca privilégie souvent les hits, au détriment des petites perles discrètes qu'un artiste peut laisser au hasard de ses albums. Ca a un côté fast food.

THE CLEAN - Anthology

Lire la suite...

TIM BUCKLEY - Tim Buckley

, 09:05

Il y a la première comparaison, celle entre les deux Buckley, celle entre le père, Tim, et le fils. Et elle est vite pliée, tant la discographie de Jeff, malgré les bons moments de Grace (1994), paraît bien maigre en regard de celle du paternel. Mais ensuite, vient le second parallèle, plus problématique, celui que l'on fait entre les deux Tim (voire les trois, ou les quatre… tant le chanteur a su se renouveler au fil des albums), celui très accessible et enflammé des débuts, et l'autre, plus jazz, plus cérébral, plus expérimental. Et là, cela devient nettement plus problématique.

TIM BUCKLEY - Tim Buckley

Lire la suite...

NIRVANA - MTV Unplugged in New York

, 22:51

Dans les années 90, c'était devenu une sorte de rituel. Les groupes phares de cette décennie gourmande en musique à haut volume devaient, à un moment ou à un autre de leur carrière, la mettre en sourdine. Ils devaient délaisser un temps le bruit et l'électricité pour s'adonner aux joies de l'acoustique. Tel était le principe des sessions Unplugged de MTV. Mais en règle générale, malheureusement, le résultat n'était pas bien fameux… Sans leur habituel décorum rock'n'roll ni le paravent des décibels, la plupart des groupes se montraient tels quels, c'est-à-dire creux, cachant leur insignifiance derrière une attitude cliché et affectée. Tant et si bien que peu de bons disques sont finalement issus de cet exercice convenu.

nirvana-mtv-unplugged-in-new-york.jpg

Lire la suite...

- page 1 de 5