Fake For Real

Depuis 1997 : critiques, dossiers, sélections et autres papiers, dédiés au rap (et parfois à d'autres musiques)
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Critiques Musique

Commentaires et critiques d'albums et EPs

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FMB DZ - Washington DZ

, 15:44

Que le titre de cette mixtape, un jeu de mot avec l'acteur Denzel Washington, n'induise personne en erreur. FMB DZ ne vient pas de la capitale des Etats-Unis, mais de la ville devenue celle du rap, en 2017 : Detroit. Il est une nouvelle preuve qu'en cette année, tout ce qui a compté est sorti de là-bas, à tel point qu'il nous faudra encore toute une partie de 2018 pour rendre compte de ce qu'il s'y est passé. Et quand bien même on se limiterait à raconter l'année du jeune Denzel, il y aurait déjà beaucoup à dire, vu que ce rappeur y a sorti pas moins de trois mixtapes, et qu'il a aussi défrayé la chronique en août, en se faisant tirer dessus à trois reprises. Cet incident ne l'a toutefois pas empêché de sortir quelques jours après son deuxième projet (les autres ont été I Ain't Gone Lie, en juillet, et The Gift, en décembre), et de l'entamer par un titre fortuitement nommé "Hard 2 Kill".

FMB DZ - Washington DZ

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KODAK BLACK - Heart Break Kodak

, 23:16

Depuis quelques mois, nous observons une bien vilaine chose dans l'évolution de la critique musicale : le retour de la morale. Vu que le rap a gagné, puisque ses détracteurs ont été défaits, on est passé à une autre stratégie : séparer l'acceptable du mauvais, distribuer les bons points. Comme il n'est plus possible de combattre cette musique qui est maintenant partout, alors qu'elle accepte au moins de se plier aux règles de la bienséance, alors qu'elle soit adulte et responsable. Qu'en soient distingués ses premiers de la classe, ses gendres idéaux, ceux dont le mot d'ordre répond à un impératif progressiste, Kendrick Lamar par exemple. Et que soient voué aux gémonies les rustres comme Kodak Black, ces gens au comportement hautement répréhensible, ces agents du diable.

Kodak Black - Heart Break Kodak

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ICEWEAR VEZZO - Price Goin Up

, 22:25

En 2014, Eminem clôturait sa compilation Shady XV par "Detroit vs. Everybody", un posse cut avec Royce da 5'9", Big Sean, Danny Brown, Dej Loaf et Trick-Trick, présenté comme un hymne en l'honneur de la scène de Detroit. Cependant, comme ce morceau ne suffisait pas, comme il ne présentait qu'un tout petit échantillon de la scène rap de la Motor City, un remix apparut plus tard, avec cette fois une quinzaine de figures locales. Les plus célèbres, Guilty Simpson, Black Milk et Boldy James, provenaient de la première manifestation du rap de la ville : celle qui était ancrée dans le boom bap, et qui avait partie liée avec la tradition backpacker. Mais quelques autres personnes s'y exprimaient, plus modernes, plus représentatives du son qui désormais, domine Detroit, comme IceWear Vezzo.

ICEWEAR VEZZO - Price Goin Up

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BERNER - The Big Pescado

, 22:43

Berner est, avant tout, un entrepreneur, mais son champ d'intervention n'est pas tout à fait anodin : ses lignes de vêtements mises de côté, c'est dans la weed, en voie de dépénalisation en plusieurs endroits des Etats-Unis, que notre Californien d'origine mexicaine, Gilbert Milam de son vrai nom, a décidé d'investir. Etabli à San Francisco, il possède plusieurs dispensaires de marijuana médicale, il a lancé marijuana.com, qu'il présente comme l'Instagram de cette herbe, et il s'est associé aussi à des généticiens en quête de nouvelles variétés de cette substance.

BERNER - The Big Pescado

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SADA BABY - Skuba Sada

, 23:20

En matière de rap, 2017 a été l'année de Detroit ; en tout cas celle de l'explosion de la scène locale, de cet underground gangsta qui serait l'héritier de l'influent Blade Icewood, décédé une décennie plus tôt. Et à Detroit, 2017 aura été l'année de Sada Baby, alias Skuba Steve. S'il est apparu récemment, en tournée, comme la doublure du rappeur le plus médiatisé de sa ville en ce moment, Tee Grizzley, c'est lui qui des deux (et de tous leurs comparses), mérite le plus d'égards. Après une année 2016 qui a été celle de la révélation, avec le single "Stacy", ce rappeur, dont le signe physique distinctif est une barbe imposante, n'a pas seulement sorti un projet remarquable, mais deux : Skuba Sada, puis D.O.N. - Dat One Nigga.

SADA BABY - Skuba Sada

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ANDRE NICKATINA & MAC DRE - A Tale of Two Andres

, 23:09

Dans cet univers en soi qu'est la scène rap de la Bay Area, deux Andre, nés tous deux en 1970, se sont fait une place de choix. Le premier, c'est Andre Adams, connu d'abord sous le nom de Dre Dog, puis sous celui d'Andre Nickatina, qui depuis son apparition au début des années 90 au sein du groupe I.M.P, a fait preuve de constance, s'investissant dans la conception de plusieurs albums remarquables, tout comme dans celle de films. Le second, c'est Andre Hicks, alias Mac Dre, qui a eu au contraire une carrière accidentée, entrecoupée de soucis judiciaires, et dont la longévité ne fut pas la même. En effet, il fut assassiné en 2004, au sortir d'un concert à Kansas City, par un homme toujours pas identifié.

ANDRE NICKATINA & MAC DRE - A Tale of Two Andres

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AD & SORRY JAYNARI - Last of the 80's

, 22:42

Souvent, parce qu'il est garni de sons funky et rempli de basses souples, le rap West Coast est perçu comme doux, fluide, chaleureux. Il est si confortable que, parfois, en dépit de paroles qui le sont rarement, il paraît inoffensif. Il lui arrive même de devenir une sorte d'easy listening hip-hop. Cette approche, cependant, n'est pas celle d'Armand Douglas. Rappeur de Compton signé sur la nouvelle mouture du label Priority Records, affilié aux Crips, et plus connu sous le nom d'AD, celui-ci crie ses raps, plutôt qu'il ne les chantonne. Il s'époumone, et il préfère les sons qui cognent, qu'ils s'inspirent du récent style ratchet ou, au contraire, qu'ils cherchent à renouer avec l'époque d'avant le g-funk, à ce rap californien urgent de la fin des années 80, auquel semble se référer ce projet.

AD & SORRY JAYNARI - Last of the 80's

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RICK ROSS - Port of Miami

, 22:37

Avant l'an 2000, il n'y avait qu'un Rick Ross : Ricky Donnell "Freeway Rick" Ross, un trafiquant notoire qui avait construit un empire de la drogue à Los Angeles. Mais après, il y en eut un autre, plus célèbre encore. William Leonard Roberts II, lui, était établi à Miami, et il était rappeur. Bien entendu, cette homonymie n'avait rien d'un hasard. Le second avait emprunté son surnom au premier, qui lui intentera un procès. Il l'avait fait pour appuyer son propos, pour mettre l'accent sur un thème qui ne se résumerait qu'à une chose : le commerce de la drogue et ses à-côtés supposés, le luxe et la volupté. Ce sujet serait celui de son premier single, l'énorme "Hustlin'". Il serait aussi celui de l'album à suivre, Port of Miami, un début tonitruant qui, avec l'appui de Def Jam, serait numéro un aux Etats-Unis.

RICK ROSS - Port of Miami

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DJ BAKU - Dharma Dance

, 23:16

Rumi, l'excentrique rappeuse japonaise que l'on avait vantée autrefois sur ces pages, s'inscrivait naturellement dans une scène, elle n'était pas un cas isolé. Dès ses débuts, alors qu'ils n'étaient encore qu'adolescents, elle avait fait brièvement partie d'un trio appelé Hannya, un nom sous lequel, par la suite, se ferait connaître en solo l'un de ses membres, Yoshi. Le troisième larron était alors un DJ, qui cofonderait plus tard le label Pop Group Recordings, sur lequel sortiraient les albums de son amie. DJ Baku ferait aussi bien plus : à la fin des années 90, il sortirait plusieurs mixtapes, où s'illustreraient ses talents de turntablist. Un peu plus tard, il éditerait aussi un DVD, Kaikoo destiné à présenter l'underground hip-hop japonais. Et surtout, à partir de 2006, il proposerait plusieurs albums à lui.

DJ  BAKU - Dharma Dance

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LIL BABY - Counted Up in the Dark

, 22:45

Pour ceux qui ne l'auraient pas encore remarqué, le temps des critiques et du contenu éditorial est révolu. Même si des gens issus de la vieille génération persistent dans cette voie (ici même, par exemple), il est devenu superflu de donner son opinion sur la musique, en tout cas par un texte écrit, vu qu'il suffit de faire circuler des liens qui permettront à quiconque de juger sur pièce. La jauge de la musique, autrefois, c'étaient des amateurs éclairés ou des professionnels du journalisme musical. Aujourd'hui, ces gens ne servent plus à grand-chose. L'unité de mesure, c'est la vitesse et la fréquence avec lesquelles une vidéo ou un lien Soundcloud circulent sur les réseaux sociaux. Voilà donc pourquoi il est si difficile de se documenter sur Lil Baby. Même si, à droite, à gauche, on a vu des gens vanter son projet, Counted Up in the Dark, presque rien n'a été écrit à son sujet.

LIL BABY - Counted Up in the Dark

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ARM - Dernier Empereur

, 23:09

Avec son dernier album, Arm avance pour la première fois sous son seul nom. Il ne s'agit plus, comme pour son projet précédent, d'une collaboration avec Tepr, le vieil ami d'Abstrackt Keal Agram. Et pourtant, ces deux sorties se ressemblent. Dernier Empereur est comme une suite à Psaumes, il est son second volume. Comme lui, il actualise la formule employée par Arm, usant de rythmes trap, de l'Auto-Tune et des ambiances éthérées du cloud rap. On y entend aussi, une fois encore, des tonalités plus proches des musiques électroniques que du rap, comme les nappes somptueuses de "Dernier Empereur" et de "Premiers Rayons", ou les sons virevoltants de "De Passage", ainsi qu'un goût certain pour les crescendos.

ARM - Dernier Empereur

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LIL BOOSIE - Da Beginning

, 23:48

Le nom de cette mixtape est trompeur. Da Beginning, en effet, ne marquait en rien les débuts de Lil Boosie. En 2008, année de sa sortie, Torrence Hatch avait déjà une discographie conséquente, faite d'albums solo, de collaborations avec Webbie et avec tous les artistes de la Trill Fam, et bien sûr d'une bonne poignée de mixtapes. Il était en fait, déjà, un artiste accompli, et une star à Baton Rouge, voire ailleurs dans le Sud, grâce à sa présence (aux deux sens du terme) sur toutes les scènes de la région. Da Beginning, cependant, est sortie au cœur de cette période, de 2007 à son incarcération, en 2009, où le futur Boosie Badazz était le plus étincelant, où il semblait sur le point d'exploser plus fort et plus loin.

LIL BOOSIE - Da Beginning

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03 GREEDO - Purple Summer 03: Purple Hearted Soldier

, 22:22

Un jour, Greedy Giddy décida de se renommer 03 Greedo. S'il choisit de placer cet étrange chiffre devant son nouveau pseudonyme, c'est en raison de l'âge auquel son père avait disparu, emporté par un accident de moto. Il n'avait que 30 ans, et le rappeur de Watts, alors bébé, allait donc entamer orphelin une vie qui ne lui ferait aucun cadeau : plus tard viendraient l'addiction à la drogue, des agressions à l'arme à feu (à cause de ces attaques, sa jambe manquera d'être amputée), des amis emportés par la violence, et la prison. C'est au cours de l'une de ces périodes de détention, cependant, qu'il allait décider de se sauver par le rap, avec une foi telle qu'il n'hésiterait pas à tatouer les mots "Living Legend" sur son visage. Son objectif serait d'avoir réussi sa vie, avant l'âge où s'était brisée celle de son père.

03 GREEDO - Purple Summer 03: Purple Hearted Soldier

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JEAN GRAE & 9TH WONDER - Jeanius

, 22:48

Avec le temps, cet underground hip-hop qui suscita tant d'espoir à la fin des années 90 se stabilisa en quelque chose de bien défini. Alors qu'il était à l'origine épars, divers, multiformes, et qu'il nous faisait une promesse alléchante de renouvellement, il est devenu au bout du compte l'apôtre de la conservation, et le refuge ultime d'un rap de facture classique qui se refusait à mourir. Jean Grae et 9th Wonder ont tous les deux hardiment représentés cette tendance. La première, autrefois appelée What? What?, ancienne membre dans les années 90 du groupe new-yorkais Natural Resource, défendait un rap de type battle et lyrical. Et le second, producteur de Little Brother, privilégiait un traditionniste style boom bap.

JEAN GRAE & 9TH WONDER - Jeanius

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GUCCI MANE - DropTopWop

, 23:35

C’était une image qui faisait plaisir : en mai 2016, Gucci Mane sortant de prison, en forme, souriant, avec des kilos en moins et des muscles en plus, dans les bras de Keyshia Ka'oir, celle qu’il allait épouser quelques mois plus tard. Le rappeur d’Atlanta réapparaissait en pleine gloire. Enfin, il était reconnu et célébré par tous pour ce qu’il était : le rappeur le plus influent des dix années précédentes. C’est avec la même joie, aussi, qu’on voyait Guwop se remettre tout de suite au travail, puis sortir avec prodigalité de nouveaux projets. D’autant plus que ceux-ci, malgré leur production plus actuelle et plus robuste, étaient de prime abord fidèles aux premières dizaines de mixtapes grâce auxquelles il avait construit son mythe. Mais après, petit à petit, à la réécoute de ces sorties, un étrange sentiment s’est mis insidieusement à nous envahir : une impression de fadeur, d’innocuité, comme si, en fait, le bonheur et la reconnaissance mérités du rappeur l’avaient anesthésié.

GUCCI MANE - DropTopWop

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ISHA - La Vie Augmente Vol. 1

, 22:58

C’est la grande découverte de ces dernières années, du côté de chez nous : le meilleur rap français serait, en fait, le rap belge. Depuis plusieurs mois, donc, Damso, Romeo Elvis, Hamza, Caballero et JeanJass, sont les rappeurs qui comptent. Et à ces nouveaux-venus (ou qui le paraissent tels vus de France), il faut en ajouter d’autres, parfois encore plus remarqués par la critique que par le grand public, par exemple Isha, un proche des derniers cités. Au détail près que ce rappeur, autrefois connu sous le nom de Psmaker, présent depuis 15 ans sur la scène bruxelloise, est tout sauf un bleu, ce dont témoigne La Vie Augmente Vol. 1.

ISHA - La Vie Augmente Vol. 1

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MC LYTE - Lyte As A Rock

, 22:58

MC Lyte aurait été la première rappeuse à sortir un album solo en bonne et due forme. Mais comme la place des femmes dans le rap n’a jamais été acquise, cela ne s’est pas fait facilement. Son arrivée chez la major Atlantic, en effet, a été imposée par Nat Robinson, le patron du petit label First Priority et le père des deux membres d’Audio Two, un duo que l’industrie courtisait après le succès de "Top Billin'", la face B de son premier single. Lana Moorer, de son vrai nom, était alors proche des deux frères (à tel point qu’elle fut souvent présentée, à tort, comme leur sœur), et toute cette petite équipe voulait poursuivre l’aventure ensemble. L’ironie, cependant, c’est que l’histoire du hip-hop n’a retenu Audio Two que pour le titre susnommé, alors que leur amie est devenue sa première grande dame.

MC LYTE - Lyte As A Rock

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JAKE ONE - White Van Music

, 23:28

Vers la fin des années 90, alors que s'émoussait la rivalité entre les Côtes Est et Ouest, une nouvelle frontière s'était formée dans le monde du rap américain. A une époque d’apogée commerciale pour cette musique, et alors que, en corollaire de ce triomphe, s’imposait une imagerie de nouveaux riches, deux camps s'étaient formés : d’un côté les puristes, les défenseurs de l’underground, les adeptes d’un hip-hop intellectuel, à la fois responsable et pétris d’ambitions artistiques ; et de l’autre, ceux qui embrassaient à pleine bouche ce rap tape-à-l’œil et fier-à-bras de voyous magnifiques, et qui considéraient ses détracteurs comme des pisse-froid.

JAKE ONE - White Van Music

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WILEY - Godfather

, 22:51

En décembre dernier, lors de l’annonce des nouvelles promotions à l’Ordre de l'Empire britannique (plus ou moins l’équivalent de la Légion d’Honneur, de l’autre côté de la Manche), un nom aura retenu l’attention des amateurs de musique : celui de Richard Cowie. Le Londonien se voyait ainsi distingué pour sa contribution au rayonnement de son pays. Quoiqu’on puisse penser de ce type de décoration, cela était mérité. L’artiste connu sous le nom de Wiley n’est pas seulement à l’origine du style musical anglais le plus distinctif, en ce début de XXIème siècle. Ce genre qu’il avait intitulé eskibeat, mais que l’histoire aura retenu sous le nom de grime, il l’a animé pendant près de 20 ans, ne cessant jamais d’en produire, et de faire la courte-échelle à d’autres, plus jeunes, qui désiraient aussi s’y adonner.

WILEY - Godfather

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EEKWOL - Apprentice to the Mystery

, 22:25

Le premier album acheté par Lindsay Knight, au début des années 90, fut Fear of a Black Planet, l’un des grands brûlots politiques de Public Enemy. Plus tard, quand elle s’investira dans cette musique, c’est la même voie qui continuera à passionner la jeune femme, celle du rap à message, celle du hip-hop social. Celle-ci, cependant, ne provenait pas des ghettos afro-américains de New-York. Elle était Canadienne, née à Winnipeg, établie dans la province du Saskatchewan, et amérindienne. L'artiste connue sous le nom d'Eekwol, en effet, est membre de la Première Nation de Muskoday, et de culture Crie. C’est donc pour sa communauté qu’elle s'engagea, devenant la première rappeuse aborigène de son pays.

EEKWOL - Apprentice to the Mystery

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