Fake For Real

Depuis 1997 : critiques, dossiers, sélections et autres papiers, dédiés au rap (et parfois à d'autres musiques)
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Critiques Musique

Commentaires et critiques d'albums et EPs

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2 CHAINZ - Pretty Girls Like Trap Music

, 22:46

Le dernier 2 Chainz prétend que les jolies filles aiment la trap music. Et il y a du vrai là-dedans. D'abord, effectivement, parce que les jeunes femmes ont toujours préféré les mauvais garçons. Ensuite, parce que ce sous-genre du rap, autrefois un phénomène régional, en est devenu aujourd'hui le cœur. Il est très populaire et complètement normalisé. Et ce constat vaut aussi pour 2 Chainz lui-même, dont la longue ascension ressemble de près à celle de cette musique, quand on l'observe ainsi, sur le tard, l'année de ses quarante ans, parvenir au sommet de sa carrière.

2 CHAINZ - Pretty Girls Like Trap Music

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ALL STAR - Starlito's Way 2

, 22:49

Scène(s) rap Dirty South, milieu des années 2000 : Lil Wayne, de La Nouvelle-Orléans, et All Star, de Nashville, deux collaborateurs occasionnels, sont l'un et l'autre des artistes Cash Money. Le premier, cependant, est une star absolue, il est le plus grand rappeur du monde, comme il le proclame lui-même. Tout ce qui vient de lui, albums, collaborations ou mixtapes, est attendu avec impatience et avidité comme une manifestation du messie. Tandis que l'autre, qui traverse une période difficile de sa vie au niveau personnel, et qui n'est pas une priorité pour son label, se languit et voit sa carrière péricliter. Alors, puisqu'on ne l'autorise pas à sortir de projet officiel, celui que l'on appelle aussi le Cashville Prince, Jermaine Shute de son vrai nom, décide de gérer ses frustrations avec la série des Starlito's Way.

ALL STAR - Starlito's Way 2

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BABYFACE RAY - Legend

, 22:49

Detroit est la nouvelle Mecque du rap. Peut-être l'est-elle-même depuis longtemps, mais nous ne l'avons réalisé que tardivement, grâce aux sorties solo ou collectives des Doughboyz Cashout, à l'engouement autour de Tee Grizzley, et aux projets récents de Peezy, comme ce Ballin Ain't A Crime déjà vanté sur ces pages. A ceux-là, il faut en ajouter un autre, BabyFace Ray, un proche du dernier cité. Membre comme lui de Team Eastside, il a commencé à se faire connaître en 2015, avec Gt X Mia (une collaboration avec un autre homme de Detroit, GT) et son premier solo M.I.A Season, puis il a poursuivi avec une salve de mixtapes.

BABYFACE RAY - Legend

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SADISTIK - The Balancing Act

, 23:56

Hormis peut-être dans cette version très grand public concoctée par Macklemore, ce n'est pas la plus visible de toutes. Et pourtant c'est bien toute une école de rap, l'un de ses sous-genres les plus pérennes, que Slug a fondé à la fin des années 90, avec son groupe Atmosphere. Après lui, le rap d'écorché vif, les confessions, les paroles introspectives et l'exhibition de son mal-être sont devenus presque synonymes de rap de Blanc underground. Et tant pis si Slug n'était en fait pas 100% blanc, et s'il était bien plus qu'un simple rappeur "émo". Avec lui, une tradition est née, il a eu plusieurs héritiers, comme son protégé Eyedea, ou celui qui a côtoyé ce dernier dans son ultime tournée avant son décès : Sadistik.

SADISTIK - The Balancing Act

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T.I. - Trap Muzik

, 23:25

Il est facile de démontrer la place cruciale de Trap Muzik dans l'histoire du rap. Ce second album de T.I., en effet, est celui qui a accéléré la carrière du rappeur. Après l'échec de I'm Serious, un premier projet décevant malgré l'appui des Neptunes et de figures comme Too $hort, l'homme autrefois connu sous le nom de Tip avait su rebondir. Après sa contribution remarquée au tube "Never Scared", de Bone Crusher, la création de son propre label (Grand Hustle Records), une nouvelle signature en major (Atlantic), des mixtapes conçues avec l'aide de son groupe P$C et d'un certain DJ Drama, Trap Muzik lançait une campagne réussie de conquête du grand public, qui culminerait avec King, T.I. vs. T.I.P. et Paper Trail.

T.I. - Trap Muzik

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LIL B - Black Ken

, 22:38

Avec le temps, il était devenu épuisant de suivre Lil B. Qui d'autre que la cohorte (très) acharnée de ses fans, en effet, avait le courage de se palucher ses sorties de quatre ou six heures ? Qui donc voulait encore plonger dans ses mixtapes trop longues, afin d'en repérer les pépites ? Qui, en dehors des adeptes de sa secte, s'intéressait encore à un Based God dont la dernière lubie était de jeter des mauvais sorts aux stars de la NBA ? Cependant, en juillet dernier, alors même que ses sorties commençaient à se faire rares, Lil B s'est rappelé aux souvenirs de tous avec une mixtape annoncée depuis 2010. A l'époque, seule la pochette était connue, dessinée comme son classique 6 Kiss par l'auteur de comics Benjamin Marra. Mais en 2017, Brandon McCartney lui a donné une existence musicale.

LIL B - Black Ken

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WEBBIE - Savage Life 2

, 22:48

Autrefois, au début des années 2000, quand Bun B a pris les deux rappeurs sous son aile, les noms de Lil Boosie et de Webbie étaient indissociables. Ils étaient les emblèmes de la scène rap de Baton Rouge, et ils sortaient leurs albums en duo. Après bien des années, toutefois, la donne a changé : le premier, désormais appelé Boosie Badazz, est devenu une immense référence du rap du Sud, et en 2014, à sa sortie de prison, il a été accueilli comme le messie. Alors que l'autre, qui a connu pourtant des démêlés judiciaires similaires, est passé au second plan.

WEBBIE - Savage Life 2

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PLAYBOI CARTI - Playboi Carti

, 23:21

"In New York, I milly rock, hide it in my sock". A en juger par l'entêtante phrase d'introduction de "Magnolia", le morceau le plus connu de Playboi Carti, il y est question de dealer du crack dans la grande métropole de l'Est américain. Mais en fait, pas vraiment. Certes, on y trouve, sinon les thèmes, en tout cas le lexique habituel de la trap music et de ses diverses déclinaisons : le fric, les fringues, les filles, et tout le tintouin. Mais les paroles, en vérité, ne disent rien. Il s'agit tout simplement d'une suite d'ad-libs et d'onomatopées, dont le but ultime n'est que de sonner agréablement à l'oreille. Playboi Carti, représentant de ce mumble rap dont Young Thug et quelques autres ont été les précurseurs, fait juste de la musique avec sa bouche. Il s'inscrit dans une longue lignée afro-américaine qui comprend le scat, le beatboxing et, oui, le rap en général, un genre dont la valeur textuelle est souvent surévaluée, alors qu'il s'appuie sur bien plus que de simples paroles.

PLAYBOI CARTI - Playboi Carti

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KANYE WEST - 808s & Heartbreak

, 23:11

Donda West, professeur d'anglais, a élevé seule son fils, dès ses trois ans. Ils ont vécu ensemble à Chicago, et même en Chine. Mais en 2007, alors qu'elle n'était âgée que de 58 ans, elle est décédée. Et son garçon, désormais adulte, a violemment accusé le coup. Il a culpabilisé, se reprochant de n'avoir pas assez été près d'elle. Il a pensé aussi, sans doute, que c'est à cause de son statut de superstar que sa mère avait voulu subir les opérations de chirurgie esthétique qui ont provoqué sa mort. Et comme si cela ne suffisait pas pour cet homme, en cette même année, sa relation avec Alexis Phifer, sa compagne depuis cinq ans, a cessé, et il se débattait, pathétiquement, avec les affres de la célébrité. Ces déboires sentimentaux et personnels étaient d'ailleurs les thèmes les plus visibles de 808s & Heartbreak. Mais c'est bel et bien la perte de sa mère, la principale source d'inspiration de ce disque, comme le montrait à l'intérieur de la pochette cette grande photo où Kanye West, fils aimant, embrassait affectueusement Donda.

KANYE WEST - 808s & Heartbreak

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PEEZY - Ballin Ain't A Crime

, 23:29

Un Peezy peut en cacher un autre. Alors que le buzz monte autour d'OMB Peezy, c'est un autre, Team Eastside Peezy (suivons donc cette mode qui consiste à précéder le nom d'un rappeur de celui de son collectif – parlerons-nous bientôt de WTC Raekwon ?) qui mérite toute notre attention. Celui-ci, en effet, a sorti avec Ballin Ain't A Crime, l'un des projets les plus notables de 2017. Contrairement au jeune natif de l'Alabama, cependant, celui-ci a de la bouteille. Son collectif, basé à Detroit, fait parler de lui depuis le début des années 2010. Et à presque 30 ans, Phillip Glen-Earl Peaks (son vrai nom) a déjà plusieurs albums ou mixtapes à son actif, dont Mud, Sweat & Tears, un projet de 2015, son plus remarqué à ce jour.

PEEZY - Ballin Ain't A Crime

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G-SIDE - Starshipz and Rocketz

, 23:22

Huntsville est une petite ville (à l'échelle américaine) d'un peu moins de 200 000 âmes, située au Sud des Appalaches et au bord du fleuve Tennessee, dans l'Etat d'Alabama. Surnommée "Rocket City", elle n'est connue principalement que pour une chose : c'est ici qu'ont été conçus plusieurs des missiles et fusées qui ont symbolisé l'épopée spatiale, aux Etats-Unis. Le principal musée de la ville, d'ailleurs, est un rocket garden, un jardin où sont exposés plusieurs modèles de fusées. Et c'est l'une d'elles, sorte de Tour Eiffel high-tech, qui est son monument emblématique. Cet engin se retrouve aussi sur la pochette du deuxième album de G-Side, celui de la révélation pour le plus emblématique des groupes locaux, en toute logique pour un disque qui s'emploie à exploiter la métaphore spatiale.

G-SIDE - Starshipz and Rocketz

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PAYROLL GIOVANNI & HELLUVA - Payface

, 22:41

Décidément, Payroll Giovanni sait convaincre sur tous les formats. Il l'a fait avec les sorties collectives de son groupe, Doughboyz Cashout, aussi bien qu'avec ses projets solo, notamment ce Stack Season qui demeure l'un des tout meilleurs albums rap sortis l'an passé. Et il se distingue aussi par ses collaborations, comme Big Bossin' Vol. 1, une mixtape de 2016 produite par Cardo, ou plus récemment Payface, un projet en commun avec Helluva, un des producteurs les plus importants de Detroit, la bonne ville des Doughboyz Cashout, et le principal collaborateur de Tee Grizzley, dernière sensation en date issue de la Motor City.

PAYROLL GIOVANNI & HELLUVA - Payface

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OJ DA JUICEMAN - Culinary Art School

, 13:25

Si OJ Da Juiceman, jusqu'à ce jour, n'a jamais cessé d'assurer quantitativement parlant, sortant année après année plusieurs mixtapes, la fin de la décennie 2000 semble définitivement avoir été son grand moment. C'est en 2007, en effet, qu'il commença à tirer profit de son association avec Gucci Mane, collaborant avec ce dernier sur "Vette Pass By", un tube underground. Et c'est l'année suivante, toujours en compagnie du même, qu'il proposa son premier single, "Make tha Trap Say Aye". Fin 2008, aussi, il occupa le terrain pendant une nouvelle incarcération de son mentor, sortant alors cinq mixtapes en six mois, avec l'appui de DJ stars.

OJ DA JUICEMAN - Culinary Art School

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LADY LESHURR - Friggin L

, 15:13

Lady Leshurr est de ceux qui, depuis quelque temps, profitent de la résurgence médiatique du grime. Avec quelques autres comme Skepta ou Stormzy, elle fait partie de ces rappeurs britanniques auxquels des Américains accordent désormais une attention toute particulière. Elle a fait à nouveau parler d'elle, ces derniers mois, avec une série de freestyles intitulés "Queen's Speech", dont le quatrième fit l'objet d'un spot publicitaire pour Samsung, l'exposant à un très large public. Et dans ses interviews récentes, il a été question de collaborations possibles avec des poids lourds de la production en Amérique, comme Bangladesh et Timbaland.

LADY LESHURR - Friggin L

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CUPCAKKE - Queen Elizabitch

, 13:07

Je vais sucer 2017 bites en 2017. Voici ce qu'Elizabeth Harris, depuis cette année, prétend sur son profil Twitter. Nulle surprise, donc, si ce qui se présente comme son premier album (ou le second, selon les versions) est fait du même bois que les trois projets (Cum Cake, S.T.D., Audacious) qui l'ont révélée en 2016. Sur Queen Elizabitch, une fois encore, la rappeuse de Chicago joue d'une pornographie à faire passer Lil' Kim, l'un de ses modèles avoués, pour une Sainte Nitouche : "CPR", par exemple, est un titre plein d'humour dédié à sa passion du sexe ("j'ai trois trous pour lui, comme un bretzel", "je suis si souvent en levrette que je dois aller chez le véto"...), avec bruits de succion et cris de jouissance en prime ; et sur "Cumshot", elle attend de son partenaire, avec avidité, qu'il éjacule dans tous ses orifices.

CUPCAKKE - Queen Elizabitch

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GUCCI MANE - The Movie

, 13:44

L'histoire de Gucci Mane et celle de la mixtape sont très intimement liées, on le sait. Cette convergence a commencé avec Chicken Talk, en 2006. Elle s'est accélérée en 2007 avec plusieurs autres sorties, dont la plus remarquable a sans doute été No Pen, No Pencil. Et en 2008, tout cela a atteint une vitesse de croisière, avec toujours plus de projets, dont un, The Movie, organisé vaguement autour des thèmes de la célébrité et du cinéma (Guwop se compare à plusieurs acteurs ou personnages de film sur les titres "Feelin Myself", "I'm a Star" et "I Live in a TV") et bénéficiant pour la première fois du label Gangsta Grillz, de DJ Drama, a été un autre jalon d'importance dans la discographie très prolifique du rappeur.

GUCCI MANE - The Movie

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FIGURES OF SPEECH - The Last Word

, 15:30

L'une des particularités du Good Life Café, c'est que son micro a été largement ouvert aux talents féminins. La compilation Project Blowed, qui a été la principale émanation de cette scène, en a été la preuve. L'un de ses titres centraux, en effet, le freestyle "Heavyweights Round 2", comptait une bonne moitié de rappeuses, et non des moindres : Medusa et sa cousine Koko (alias le duo S.I.N.), Nefertiti, T-Love, s'y mesuraient à Mikah 9 et à Self Jupiter de Freestyle Fellowship, ainsi qu'à Volume 10 et quelques autres. Le titre le plus féminin du disque, cependant, en était un autre. Il s'agissait de "Don't Get It Twisted" des Figures of Speech, un duo formé par Eve (Ava DuVernay) et Jyant (Ronda Ross). Rapide, imprévisible, ayant comme le jazz des airs d'improvisation, nous offrant une musique erratique prompte aux changements de rythmes et des rappeuses qui modifiaient leur 'flow'' continûment, ce brillant morceau était l'illustration parfaite de l'esprit Good Life.

FIGURES OF SPEECH - The Last Word

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YOUNG DOLPH - Bulletproof

, 22:56

L'an dernier, Young Dolph a enfin sorti un premier album, dont le titre était King of Memphis. A ce qu'il paraît Yo Gotti, qui revendique ce titre royal, en aurait pris ombrage, ce qui aurait conduit à une querelle entre les deux rappeurs, dont la manifestation la plus éclatante aura été "Play Wit Yo Bitch" un morceau du jeune Adolph Thornton, adressé à son nouveau rival. Puis vint ce fameux épisode du 25 février de cette année, dans la ville de Charlotte, quand Young Dolph, au volant de son véhicule, sortit indemne d'un guet-apens au cours duquel pas moins de 100 balles auraient été tirées. Plus tard un proche de Yo Gotti, Blac Youngsta, sera suspecté d'avoir été dans le coup, puis il clamera son innocence sur le titre "Birthday", avant que Young Thug ne le défende avec son "Free Blac Youngsta".

YOUNG DOLPH – Bulletproof

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DIGABLE PLANETS - Reachin' (A New Refutation of Time and Space)

, 22:37

Le trio Digable Planet n'a pas été le premier à faire du jazz rap. Gang Starr (une influence avouée), A Tribe Called Quest et d'autres ont été des contributeurs plus essentiels. Ils ont permis l'essor de ce sous-genre, caractéristique du début des années 90. Mais en 1993, au temps de son succès, aucun titre n'a symbolisé aussi bien cette tendance que le single "Rebirth of Slick (Cool Like Dat)". Il faut dire qu'avec leurs cuivres suaves et leurs raps doux, les New-yorkais offraient à la formule sa déclinaison ultime, poussant à son comble cette logique de résurrection du jazz cool dans le rap ; une approche poursuivie tout au long du premier album.

DIGABLE PLANETS – Reachin' (A New Refutation of Time and Space)

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RICH BOY - Bigger Than the Mayor

, 22:40

Issu de la modeste ville de Mobile, en Alabama, Rich Boy s'est fait connaître en 2006 par "Throw Some D's", un single où il nous vantait les vertus de sa nouvelle Cadillac, achetée bien sûr avec de l'argent mal acquis. Capitalisant sur ce succès, Maurice Richards (son vrai nom) participa l'année d'après aux mixtapes d'artistes notoires (Ludacris) ou en devenir (un certain Drake), et puis, avant d'être relégué en arrière-plan, il sortit un premier album qui se vendit de manière appréciable. La pièce qu'il faut retenir de sa discographie, cependant, n'est pas celle-là, mais plutôt la seule mixtape qu'il proposa en 2008, pour annoncer la sortie d'un second opus, Break the Pot, qui mettrait finalement cinq années de plus à voir le jour.

RICH BOY - Bigger Than the Mayor

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